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And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter)

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MessageSujet: And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter) And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter) EmptySam 24 Jan - 22:05

| Des frissons parcourent
mes omoplates.


La sueur glisse le long de ma jugulaire, puis va s'insinuer dans mon pauvre débardeur déjà passablement imbibé. Je ne compte plus les heures uniquement passées à taper la masse sablonneuse qui me fait fit d'interlocuteur, d'accompagnateur, de collègue intermédiaire. Une fois par semaine, chaque dimanche. C'est ma routine, le mot d'ordre pour lequel je déploie toutes mes capacités pour l'honorer, sous peine de devenir folle. Irrémédiablement folle. Folle, fatiguée et usée par un boulot qui ne me sied surement pas très bien. Un boulot rude et cassant pour lequel mes épaules trop étroites ne sont pas adaptées. A trop réfléchir, je finis irrémédiablement à remettre ma vie en question. Parce que, principalement, je n'ai rien d'autre à foutre de mes temps libre. Alors je songe, je songe à une réorientation dans un secteur plus pénard que la police locale. Un truc comme secrétaire dans un bureau quelconque. Un truc qui ne nécessite pas d’inhumanité. Mais être policière à toujours été mon but, un but que j'ai atteint à force d’efforts. Il serait bête de m'en privé. Alors j'ai trouvé un défouloir. La boxe remplie pleinement cette mission. M'infiltrer dans un monde pratiquement composé que de la gente masculine ne me fait pas spécialement peur. Pour mon métier aussi, j'ai dû apprendre à faire mes preuves. Mais ici, le principal atout, est l'isolement par intermédiaire. Nous avons beau être une vingtaine à partager la même air d'une même salle, cela n'empêche pas de ne pas échanger l'ombre d'un mot avec les autres. Nous avons tous le même but, alimenté par des raisons différentes. Je crois que c'est cette idée qui m'a séduite et qui me pousse encore aujourd'hui à venir défouler mon mal être dans ce club de boxe.

L’atmosphère étouffante qui y règne pourrait en rebuter plus d'une. Moi je m'y complais. Je m'y sens en sécurité. Comme si cela représentait un substitut de l'affection paternel qui me manque et que j'ai laissée dans le pays dont je suis native.
Lorgnant mes mains suintantes et endolories d'un œil fatigué, je finis finalement par dénouer les bandages qui les alourdies. Tout mon corps semble me crier que l'exercice se finit sur cette dernière note, pour moi ce soir. Un simple regard en biais vers l'horloge murale m'apprend qu'il est 16 heures 45, bientôt 17 heures. Si je ne me hâte pas, les remords face à une pause dans tout quelconque café pour le goûter, risque de m'étouffer. Ne jamais dépasser les horaires, c'est un truc que j'ai appris dans les rangs de la police. Ne jamais dépasser du rang. Une règle que je n’apprécie pas tellement.
Doucement, je reprend mon souffle. Mon rythme cardiaque est laborieux, ma vue est embuée, il me semble que je souffre d'une certaine carence en sucre rapide. Voilà ce qu'il arrive quand on saute le déjeuner. Ce qui n'est pas du joli, je l'admet volontiers...
Détournant le regard vers mon voisin de droite, je me permet un instant d'admiration face à sa propre technique d'attaque. Il semble s'y connaître. Et sans que je ne le comprenne vraiment, les mots m'échappent :

« — Vous avez une sacrée détente, dites-moi. »

Rougissant quelque peu fasse à mon entrain déplacé, je finis par détourner les yeux des muscles bandés par l'effort, renouant machinalement l’élastique retenant mes cheveux blonds. C'est ça, passe pour une gourde, ma fille, tu n'as rien de mieux à faire... Pitié, qu'il ne se vexe pas. Mon âme a juste besoin de compagnie, voilà, c'est ça. De la compagnie, rien de plus.
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Phreedom Carter
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And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter) 7yumiko-20141222-213014
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Métier ; activité : étudiant en philosophie politique et en musique, bibliothécaire à mi-temps à l'université
Lieu de résidence : un petit studio tranquille, dans un quoi tranquille ou on ne fait pas d'histoire
Côté coeur : SHAZAM
Avis sur les évolués : Who cares? Not me.
MessageSujet: Re: And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter) And the shivers move down my shoulder blades in double time. (ft. Phreedom Carter) EmptyLun 9 Fév - 14:16



Revers du poing droit. Suivit d'un uppercut gauche, qui atteindrait plus facilement sa cible que donné sans le revers. La douleur se fait sentir sur ses mains. Ce frisson d'affliction à l'idée qu'il ne devrait pas s'entrainer actuellement. Mais il continue, implacable et sans pitié pour sa cible virtuel. Il martel sans merci le sac de frappe, se laisse aller. Pas besoin de réfléchir, de faire preuve d'une tactique quelconque ou autre. Non, le sac ne fait que bouger sous ses coups, il ne lui reste plus qu'à laisser le flux, qu'à laisser ressortir les réflexes du cerveau reptiliens, tous ces gestes devenus naturels depuis le temps. La douleur de ses poings n'existe plus tandis que son esprit disparait dans un océan de violence et d'agressivité. Side-kick gauche, puis revers droit, side-kick gauche puis front-kick droit immédiatement après le recul, revers gauche, revers droit, direct gauche et low-kick droit

With the brim pulled way down low

Le beat de cette chanson de Queen, le rythme d'Another One Bites the Dust résonne dans ses oreilles , ses mouvements se font même sur le rythme de la chanson en fait. Rien n'est meilleurs que de se laisser aller comme ça à la pratique d'un sport, la musique vous coupant du monde, le reste n'a plus d'importance, il ne sait même plus depuis combien de temps il traine dans la salle de boxe à faire ça. Comme si c'était important. Il connait cette salle depuis qu'il est gamin, toute une partie de sa vie s'est faite là. Il est comme un meuble qui depuis trois ans n'assiste aux cours plus qu'une fois par semaine. Ce n'est pas comme s'il pratiquait la boxe depuis quatorze ans non? Il aurait pu envisager un avenir professionnel dans ce domaine. Après tout il devait bien passer au moins dix heures à s'entrainer et ce avec plaisir. Non, c'était devenu plus que du plaisir depuis le temps, c'était devenu nécessaire. Ouais être pro... S'il n'était pas du genre à faire la fête, à faire des conneries et à viser autre chose que devenir boxeur professionnel.

Ain't no sound but the sound of his feet

Ouais, hier soir était une raison suffisante en fait. Les ecchymoses sur ses mains lui interdisaient littéralement ça en fait. Cette baston de rue ou il avait cogné et dominé avec Daniel. Sans surprise en fait. Il avait l'habitude en partie des bastons de rue depuis qu'il avait quitté le lycée et il savait comment frapper au max de sa puissance non? Mais un boxeur se battant en dehors d'un ring... Si vous étiez pro, c'était le meilleurs moyen d'avoir la carrière la plus courte possible hein? Et bizarrement il ne comptait pas mettre fin à ses habitudes pour quelque chose qui ne l'intéressait pas. Le coach se doutait du fait que Phreedom se battait hors du ring, ce n'était pas comme si les ecchymoses qu'il avait de temps à autre pouvaient apparaitre autrement. Mais tant que le jeune homme ne posait pas de problème, c'était toléré, il était comme un meuble après tout.

Machine guns ready to go

Aller. Jouons un peu plus sérieusement, lâchons le max un instant, un petit peu d'adrénaline. Il retira les écouteurs, pour se passage là il ne voulait pas de musique. Une pause, une inspiration l'espace d'un instant. Oh... lets go! Le monde est silencieux, plus rien ne bouge, toutes ces silhouettes figées comme des statues de sel. Et cette fois Oberon, le roi des faes se laisse aller pleinement, l'espace de quelque secondes. Ses pieds et ses poings s'abattent sur un sac de frappe qui refuse de bouger tant qu'on ne le touche pas. La pression change tellement, il a l'impression de vouloir courir et respirer alors que des poids le retiennent. Ses poumons sont sur le point d'exploser, il sent les vibration de chaque coup résonner à travers ses os, comme une onde parcourant tout son corps. Ca ne dure que dix secondes, dix secondes ou il ressent toute la pression du monde sur ses épaules.

Are you ready hey, are you ready for this?

Il s'arrête juste avant de s'effondrer. Prend une grande inspiration. Cinq seconde de légèreté maintenant qu'une partie de ce poids à disparu. Mais le mieux reste encore à venir. Il reprend sa position, initiale, remet ses écouteurs  sur les oreilles, respire une seconde. Et laisse le cours du temps reprendre son rythme, retirant immédiatement après ses écouteurs. Son corps est léger, il a l'impression de pouvoir s'envoler, sa tête tourne légèrement, juste ce qu'il faut. Meilleurs que n'importe quel rush d'adrénaline, meilleurs que n'importe quel pétard aussi chargé soit-il, meilleurs que n'importe quel solo de musique hystérique, meilleurs que le sexe. Il jette un coup d'œil à sa gauche pour remarquer la fille en sueur qui se donne elle aussi à fond. Coup d'oeil discret, il la détail avec la discrète expertise que n'importe quel garçon peut acquérir lorsqu'il a quinze ans et passe son temps à mater les filles en se planquant. Verdict simple, elle est plutôt jolie. Voir elle a l'avantage d'être sportive. Enfin, peu importe.

Are you hanging on the edge of your seat?

La fatigue est là, prête à l'écraser. Pourtant il a l'impression que rien ne pourrait l'arrêter. Il oublie sa voisine, il ne voit plus qu'une seule chose. La matérialisation de tout ce qui l'emmerde dans ce monde, un masse informe répondant à l'identité générique de "sac de frappe" et, il est temps de lui faire la peau. Cette fois, on ne laisse plus le cerveau reptilien faire le bouleau, on y va sérieusement. les muscles hurlent, tendus à leur maximum, bandés et prêts à délivrer leurs frappes meurtrières. Il ne voit plus le sac de frappe, il voit une silhouette. Et il cherche à lui faire mal, à frapper là ou il est sur de l'achever. D'abord les jambes, il brise son équilibre et sa stabilité. Ses coups de pieds comme des coups de massue. Ses coups de poing  comme des coups de batte, frappant au torse, bloquant les mouvements de l'autre. Puis cette fois on remonte, un coup de pieds à la rate, un direct du droit dans le visage. Ou à la gorge en fait, mais la morale de la boxe l'interdit. L'ataraxie musculaire est atteinte, il ne ressent plus la douleur, il ne sens plus ceux ci se contracter...

Out of the doorway the bullets rip

Puis il s'arrête, essoufflé, satisfait. Ses mains lui font un mal de chien avec ces putains d'ecchymoses mais, rien de bien important, c'est pas comme si sont corps s'était fait à ça et, finissait par récupérer plus vite de ses "blessures" plus que "superficielles" aux mains. Selon lui tout du moins. Puis sa voisine lui parle, le complimente sur sa détente. Hein? Instant awkward, le cerveau de Phreedom ne comprend pas tout de suite. Stop. Le temps se fige une nouvelle fois, par réflexe, Oberon s'effondre limite sous le poids de l'effort qu'il doit faire pour rassembler ses esprits. Il a une sacrée détente? Ouais c'est pas faux, surtout à l'instant. Mais, il est l'heure d'avoir des relations sociales avec une inconnue. Le temps reprend son cours, il sourit légèrement,  le sourire de celui qui apprécie le compliment. Elle a l'air mal à l'aise et il ne comprend pas pourquoi maintenant que son cerveau fonctionne de nouveau correctement.

-Merci bien, m'enfin c'est pas forcément surprenant, c'est juste une question d'expérience. Vous êtes pas mauvaise non plus. Même si j'ai l'impression qu'vous êtes plus du style à tout donner sans réfléchir. Enfin pas que ce soit un défaut, c'est la meilleurs méthode pour se défouler j'dirais.

Autant pour le cerveau fonctionnant correctement.



[Et voilà! Désolé pour le temps mis à répondre!]

_________________
Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :

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Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
Alphonse de Lamartine
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