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I want to share your mouthful [Bobbi]

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Pavel Ilic
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MessageSujet: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptySam 31 Jan - 3:14


Je me réveille ce matin avec l’envie de rien branler de la journée. Tu vois de quoi je parle ? J’ai cette sensation que quoi je vais faire aujourd’hui, ça va être de la merde. Une clope et un café, ça fait du bien ça, ça aide à se réveiller, ça va me remonter le moral. Je me dis même que je pourrais  aller me chercher des croissants en bas. Croissant et café, c’est pas génial ça ? Se lever tous les jours avec cette odeur qui vous attend, ça doit être le rêve. Surtout s’il y une fille pour vous l’apporter au lit. Dans mon cas, il n’y a que moi et mon portefeuille vide. Allez retirer du fric pour deux malheureux croissants, j’ai vraiment autre chose à foutre. J’émets un soupir et emplit la pièce de ma mauvaise humeur.

Depuis mon balcon, j’observe les passants. J’étire mes vieux os, et prends une bonne inspiration. C’est pas l’air de mon pays, mais on s’y fait. Ma vieille peau de voisine est elle aussi à son balcon, thé à la main. Je la salue du majeur, et retourne à l’intérieur. Faut que je me bouge, j’ai quelqu’un à voir en ville. J’embarque mon sac, les bombes de peinture s’entrechoquent. Quelques dizaines de marches et me voilà en bas.

[…]

Je suis resté toute la journée chez Scotty. Ce gros sac me sert de dealer et aussi de confident. Enfin je veux dire que je ne regrette pas que son canapé soit libre quand je m’écroule. Il fait aussi de très bon brownies, je dois l’avouer. Il est 19h, et j’ai l’impression qu’un putain de 33 tonnes vient de me passer dessus. On a passé la fin de l’après-midi  à regarder des dessins animés, fumer et bouffer des chips. Je connais rien de mieux pour vous remonter le moral, mais le contrecoup est violent. J’ai mal partout, faut que je m’aère l’esprit et que je fasse fonctionner ce qui me sert de jambe. En ce moment, deux blocs de bétons. De toute façon, il est temps de rentrer chez moi, Scotty est écroulé par terre, la bave aux lèvres. Il gigote un peu, c’est comme ça que je sais qu’il est vivant ce con.
Il fait déjà nuit, et il commence à faire sérieusement froid. J’allume une clope pour me réchauffer les entrailles, et j’entame le chemin qui me sépare de chez moi et de la chaleur de mon appartement. C’est pas si loin, mais putain on se les gèle.

Je suis presque arrivé quand j’aperçois Bobbi. Grande, châtain, et n’a jamais été dans mon lit. C’est quelque chose que je n’ai pas vraiment envie d’arranger en fait. Il y a un truc louche chez elle. Peut-être qu’elle peut lire dans mes pensées quand on est ensemble. Faudrait que j’essaye de penser à plus de trucs dégueulasses pour le découvrir. En tout cas, je la supporte plutôt bien je dirais. L’inverse je sais pas trop. On partage les mêmes cours  et je suis déjà allé chez elle pour travailler, et franchement j’ai rien branlé. J’étais défoncé, et je ne me souviens de plus grand-chose.

Elle entre dans une épicerie. Je presse ma gueule contre la vitre pour voir ce qu’elle fait et c’est pas très intéressant. Une bouteille d’alcool, deux bouteilles, trois bouteilles. D’accord, ça devient intéressant. Je me cache dans une allée et elle ressort avec son sachet remplie de goodies. Elle va pas boire ça toute seule quand même, hein. Non, j’ai bien envie de m’inviter. L’alcool, ça réchauffe le corps et l’esprit, c’est exactement ce dont j’ai besoin. Je me dis que je ferais bien de la suivre chez elle, et que je trouverai une excuse en chemin.

[…]

Elle habite pas dans le plus dégueu des immeubles, ça s’est sûr. Elle prend l’ascenseur et j’ai juste le temps de me faufiler entre les parois.

« Yo ! J’ai froid. Tu m’invites ? »

Pas la meilleure des excuses, je dois l’avouer. Je vois pas ce que je pourrais foutre là en fait. Dans le pire des cas elle me dit non et je rentre chez moi. Dans l’autre, boissons gratuites. Ah merde, la lecture dans les pensées. Pense à autre chose, pense à autre chose. J’essaye de me concentrer. Je fronce les sourcils dans l’espoir de chasser tout ça de mon esprit. Un singe sur un scooter. La beuh que j’ai dans la poche de mon manteau. Ses cheveux qui glissent le long de son cou. Putain elle a des gros seins.

Je lui fais le plus beau de mes sourires. C’est la moindre des choses.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptySam 31 Jan - 10:38

Gordon's, Jameson et Bacardi, les copains parfaits pour une soirée réussie. C'était là une pensée laissant un arrière-goût bien amer sur la langue, pire encore que celle du gin, son éternel compagnon des soirées trop difficiles à supporter. Ce soir pourtant, elle avait décidé de faire dans le festif, d'inviter un peu de variété dans les convives. Tout en niant évidemment que c'était surtout le placard à alcools vide qui l'avait poussée à sortir si tard. Parce que le déni était la meilleure arme de l'alcoolique qui ne s'assume pas ; prétendre qu'on veut simplement égayer un peu sa soirée plutôt que d'admettre une dépendance faisant trembler ses doigts et s'appropriant sa concentration.

Et Bobbi ne fit pas une seule seconde attention au regard que lui lança le caissier, probablement outré par la fourrure qui couvrait son manteau ; elle n'avait pas à se justifier pour ses choix, et ne se sentait même pas d'humeur à s'excuser en disant qu'elle était fausse. Une perte de temps à ses yeux. A moins qu'il ne soit en train de la juger pour les trois joyeux compères alcoolisés alignés sur le comptoir, rapidement accompagné d'un paquet de chips et autre saloperies, comme pour se trouver une excuse ; ça n'était pas pour elle, mais pour une fête. Des mots qu'elle ne prononça pas pourtant, prouvant un peu plus que tout ça n'était que pure supercherie pour se convaincre que tout allait bien.

Une fois dehors, elle ne fit pas attention au type la suivant, trop occupée à se dire qu'elle ne faisait rien de mal et qu'elle allait devoir jeter le carton contenant les cadavres de leurs ancêtres. Non dans sa tête il n'y avait que les excuses pitoyablement incessantes, et le bruit régulier de ses talons hauts. C'était d'ailleurs là un son presque hypnotisant, et différent selon la paire portée ; le genre de détail qu'elle était tout à fait du genre à remarquer, son esprit se focalisant trop aisément sur des choses triviales. Chose certaine en tout cas, ces bottes-là n'étaient pas faites pour la discrétion, quoi qu'il arrive.

Ce ne fut que lorsqu'il se glissa face à elle, empiétant sur la quiétude de l'ascenseur que le demoiselle réalisa vraiment sa présence. Un haussement de sourcil surpris tout d'abord, avant d'être suivit par un soupir.

« Parce que si je refuse tu vas m'écouter, peut-être ? » La nuance blasée de son timbre n'avait même pas besoin d'être exagérée pour être saisie. Oh, elle le connaissait évidemment, charmant jeune homme plus qu'inutile ne lui ayant servi à rien d'autre que faire décoration alors qu'elle terminait leur projet commun. Trop gentille, cette Bobbi.

Adossée à la paroi, elle fixa donc son regard sur lui, remarquant sans trop de mal ce que lui semblait fixer. Ou du moins observer avec suffisamment d'insistance pour qu'elle s'en rende compte. Dommage pour lui que son pull noir ne révélait rien du tout, à peine une parcelle de son abdomen rapidement couvert par la taille haute de son jean. Pas la tenue la plus pratique pour le reluquage.

« Tu vois quelque chose à ton goût, hm ? » Elle avait toujours ce ton à la fois blasé et taquin, plus amusée qu'autre chose par sa présence. Puis, la solitude des soirs comme celui-ci n'aidait surement, et ainsi elle ne questionna même pas ce qui la poussait à le laisser s'inviter ainsi.

Pas même lorsqu'elle déverrouilla la porte et alluma la lumière, rapidement réchauffée par l'odeur familière de la peinture et des fleurs, et qu'elle déposa son butin sur le comptoir. Non, elle se contenta simplement de lui dire de retirer ses chaussures -les lieux étaient toujours aussi immaculés, et vides, à l'exception de son atelier- tandis qu'elle déposait son manteau sur une chaise.

« Qu'est-ce qui t'amènes dans le coin, au juste ? » Question de circonstances tandis qu'elle sortait deux verres, les disposant sur le plan de travail en marbre. Par quoi allaient-il commencer ?

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Pavel Ilic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyDim 1 Fév - 23:03

Je suis là, adossé contre les parois de l’ascenseur, mains dans les poches et pas forcément très convaincu de ce que je viens de dire. Je coince le clou de mon labret entre mes dents. Imaginer l’état de ma gueule un instant si elle se balade avec une bombe lacrymo. Je vous avoue que dans cette situation, je l’aurais déjà sorti. Avec les tarés qu’il y a aujourd’hui, on est plus en sécurité ma bonne dame. Elle me prend sûrement pour l’un deux, je l’entends déjà soupirer. Je dis pas que c’est faux, mais moi j’ai de bonnes intentions au fond.  Si elle meurt étouffé dans son vomi, c’est qui que l’on va accuser de non-assistance à personne en danger ? Je suis déjà dans l’ascenseur et je l’ai bien vu avec toutes ses bouteilles, je me dois de la sauver de ce délicieux liquide. En le buvant bien sûr.

« Bien sûr ! Tu me prends pour qui ? » Et bam, un sourire jusqu’aux oreilles qui vous ferait vraiment croire que je suis honnête. Je fais de mon mieux, mesdames et messieurs, pas la peine d’applaudir.  

J’ai l’air d’un violeur ? D’un gars qui s’invite dans les maisons des autres avec des intentions pas forcément louables ? C’est pas moi ça, si ? Je touche pas aux filles qui ont un penchant pour l’alcool. J’ai des règles moi monsieur. Si je vous avoue que j’ai surtout suivi Bobbi par pitié, vous allez me croire ? Vraiment, c’est pas mon genre ? D’accord, c’est pas tout à fait ça, mais c’est quand même pas normal pour une fille de son âge de boire tout ça toute seule. D’ailleurs, je dis toute seule, mais si ça se trouve elle fait une petite fête. On anime ses longues soirées d’hiver comme on peut, non ? C’est pas tellement mon truc, mais  de toute façon mon petit doigt me dit qu’il n’y a personne à part elle et son verre.

Je commence à me dire que j’ai échappé au supplice de la bombe. Jusqu’au moment où je me fais griller. Je suis resté fixé sur ses seins. Quel crétin. Je ne cherchais pas tellement à être discret, j’ai simplement du mal à gérer mes yeux en présence de jolies filles. Dans des cas comme ça, il n’y a qu’une seule solution, pousser un rire nerveux, tourner la tête à 45° et faire comme si elle ne pouvait plus me voir.

Je suis sauvé par l’ascenseur et je la suis jusqu’à son appartement. Je ne peux pas vous dire qu’il soit spécialement accueillant, ce serait vraiment vous mentir. Je me souviens de ce putain de projet et de ses lieux, qui n’ont pas changés. Comment voulez-vous que je travaille dans un endroit comme ça. C’est ennuyeux et ça pue la peinture. Elle me demande d’ôter mes chaussures et je m’applique à les jeter avec précision dans un coin. Je fais de même pour mon manteau et je jette un coup d’œil un peu partout, mais il n’y a décidément rien d’intéressant ici. Pas de lingerie oubliée par terre en vue.

Elle s’affaire à préparer des verres, sans que j’aie eu à ouvrir la bouche. Pas mal, pas mal. Je suis impressionné.  Je me pose contre le plan de travail et vient la question gênante. Je ne suis pas sûr qu’il y ait une bonne réponse.

« Ah ! Bonne question. Je me demandais aussi.»

Je ne suis pas très doué pour faire la conversation. Pas sobre, en tout cas. Pas défoncé non plus, en fait. Je pourrais lui demander pourquoi elle se trimballe autant d’alcool, mais je pense déjà connaître la réponse. Je passe la main dans mes cheveux, et mordille le clou de mon labret. C’est vraiment devenu une sale habitude ça. Je m’invite chez elle comme un voleur, qu’est-ce que je peux bien lui raconter  à cette fille ?

« En fait, je t’ai peut-être suivi. C’est mal ? » Marmonné-je sur la fin. Pour une fois que je dis la vérité à une fille. Elle devrait l’inscrire sur son calendrier. Je me dis que de toute façon, vu la stupidité de la situation, ça peut pas être pire. J’espère.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyLun 2 Fév - 3:28

Elle te prend surement pour un type très louche. Et pas juste à cause de sa gueule en ce moment en fait. Après tout, ils n'étaient pas particulièrement amis et Bobbi n'avait jamais expressément fait comprendre qu'elle comptait trainer avec lui. Pour sûr, leur relation était bien plus au stade de connaissances que d'autre chose, et rien que pour ça, le voir ainsi dans l'ascenseur avec elle, s'invitant avec tout le culot qui soit possible, c'était louche.
Pourtant, elle ne se méfiait pas. De ce qu'elle avait pu en voir, il n'avait pas l'air d'un mauvais gars ; bon, complètement inutile en travail de groupe, juste bon à faire figuration, mais pas méchant. Profiteur par contre, ça oui, mais comment lui en vouloir. Et quoi qu'il arrive, ce soir elle avait besoin de compagnie. Et d'une bonne excuse pour vider les trois bouteilles dormant dans son sac. Et il était l'excuse parfaite. Elle dirait que c'était sa faute, qu'à deux ça va plus vite. Elle se trouverait des excuses comme elle en avait tellement l'habitude.

Elle-même ne comprenait pas cette aisance qu'elle avait à le laisser pénétrer chez elle l'avoir vraiment invité, et même à lui offrir un verre ; comme si c'était un geste totalement naturel et normal, habituel. Pourtant les verres ici n'étaient que les siens, alignés sur le comptoir soirées après soirées, et parfois sur le sol quand elle n'avait plus la force de tenir debout ; pourtant habituellement elle cachait la vérité sous une montagne de déni et refusait que les autres s'en approchent de trop. Pas même Quinn, ce dernier ignorant que son état de leurs vendredis soirs était en réalité bien plus habituel qu'elle ne le prétendait.

« On va pas aller loin si toi-même tu sais pas. » Un sourire presque absent, alors qu'elle terminait de remplir les deux verres, le bruit de la bouteille en verre rencontrant le comptoir de marbre venant troubler le silence ambiant.

Et ce fut un haussement de sourcil accompagné d'un léger rire qui accueillit sa réponse. Vraiment ? Elle avait connu plus rassurant comme confession, à vrai dire.

« T'as le don pour mettre les filles en confiance, toi. » Récupérant les verres, chacun dans une main, elle se rapprocha de lui, en tendant un dans sa direction, avant de le reculer, son sourire s'étirant un peu plus. « Je fais pas dans la charité. Pourquoi je devrais te le donner, hm ? » Encore un léger rire, avant qu'elle ne se redresse, portant son propre verre à ses lèvres.

Quitte à le laisser squatter, autant s'amuser un peu. Puis ça n'était pas méchant, si ? D'ailleurs, maintenant qu'elle n'avait plus ses talons hauts, elle réalisait qu'il était à peine plus grand qu'elle. Détail qui lui tira un sourire amusé, détail valant bien mieux que celui du carton de bouteilles vides glissé sous le meuble juste derrière eux. Ce carton là qu'elle espérait qu'il n'ait pas remarqué.

Et là voilà qui se retrouva à se perdre dans ses pensées, l'observant, fronçant à peine les sourcils à cause de leur proximité ; c'était elle-même qui s'était tant rapprochée de lui. Mais mieux valait cet embarras-là que les pensées sombres qui remontaient toujours quand l'alcool était de la partie. Alcool dont elle avala d'ailleurs une autre gorgée, agitant toujours le verre sous le nez de son invité inattendu. Décidée à se venger un peu, peut-être bien.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyLun 2 Fév - 22:54

Mon regard se perd dans le vide de son appartement, sur les verres éparpillés un peu partout et puis revient se fixer sur Bobbi. Elle a l’air très seule cette fille. Pourquoi elle m’aurait laissé rentrer autrement ? Moi qui me pensais être un cas désespéré, je suis bien loin de son niveau. Elle fait tout dans les apparences . À la surface, c’est juste une fille craquante, mais quand on creuse un peu, je pense qu’on trouve quelque chose d’assez sombre. J’ai envie de partager la soirée avec elle, je ne sais pas pourquoi. Comme si j’avais l’impression que ma mission ce soir est de combler ce vide. Je fais dans le sentimental apparemment. Ou alors je fais partie de ces gens qui aiment bien voir les autres souffrir. Je suis une cause perdue, mais on verra bien ce que je deviens ce soir.

Elle s’est finalement décider à nous verser des verres. Elle a une expression louche, et elle me fait un peu pitié. Je suis son invité quand même, non ? C’est la fête ! Elle me fait une remarque, j’hausse les épaules et roule les yeux. Je ne commenterai pas. Je tends la main pour récupérer mon verre, et essuie un vent magistral. La charité ? Cette fille est fantastique, une vraie perle. Maintenant elle me nargue avec son verre et j’en ai presque la larme à l’œil. Continue comme ça et je te l’arrache des mains, vile créature aux yeux si doux.

« J’ai des trucs à faire sinon, je peux partir. J’ai juste l’impression que tu n’as pas envie d’être seule. Je me trompe ? »

Le ton est amusé, taquin mais je me trompe sûrement oui, parce que j’en ai aucune idée en fait. Je lis pas dans les pensées moi, c’est pas mon truc. J’ai pas non plus grand-chose à faire si j’y réfléchis bien. Fumer, me branler, manger,  dormir ? Quelle chouette programme. Peut-être qu’elle avait prévu la même chose.
Une gorgée de plus pour la demoiselle, et toujours mon verre dans ses jolies mains.

« Tu sais quoi, j’ai même pas envie de boire en fait. Nan, ça a l’air dégueulasse. » Dis-je à moitié convaincu, bras croisés et en affichant un visage décomposé.

Entre temps, elle s’est rapprochée de moi. Je crois bien que c’est pour se foutre de ma gueule encore plus, parce que quelque chose semble l’amuser. Elle a un joli sourire, quand on y pense. Elle sent un peu l’alcool, mais c’est pas désagréable. J’ai presque envie de l’enlacer mais je me dis qu’un putain de coup dans les couilles, c’est vite arrivé. Je vous assure que ça peut partir très vite ces trucs-là. J’ai les yeux dans les siens, je suis la courbe de son visage. Je descends doucement, jusqu’au bout de ses lèvres. Elle avale une gorgée, et j’enroule mes doigts autour du deuxième verre, sans pour autant lui retirer.

« Tu veux jouer ? »

On va s’amuser Bobbi.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyMar 3 Fév - 18:01

Il venait de taper juste. Bien trop à son goût, à vrai dire. Et si facilement en plus de cela, que c'en était frustrant. Comment ? Jusque-là, Bobbi avait toujours été persuadée de bien cacher son jeu, derrière son caractère et ses sourires ; son attitude détachée et la distance qu'elle s'imposait avec les autres. Alors pourquoi avait-il comprit si vite ? Peut-être la faute des verres qu'elle n'avait pas débarrassés, laissant filer la semaine au fil des gorgées, la flemme s'installant bien rapidement.
Pourtant, il n'était pas question de se laisser démasquer si vite ; surtout pas par lui. Alors elle garda son air amusé, mais ne dit rien, juste un haussement d'épaules puis appuyer sa nonchalance. Parce que se laisser avoir par quelques mots, c'était la porte ouverte aux faux pas, aux erreurs. Et il n'avait pas besoin de savoir qu'elle était lâche.

Elle n'y croyait pas vraiment, à vrai dire. Après tout, n'est-ce pas pour ça qu'il s'était lui-même invité chez elle ? Oh bien sûr, elle l'avait laissé faire, mais là n'était pas la question. Puis son air de chien battu ne lui ferait pas changer d'avis. Quitte à ce qu'elle partage, eh bien elle allait le faire courir un peu. C'était de bonne guerre, non.

Et les voilà donc tous les deux, à se fixer sans un mot. Ils avaient surement l'air un peu idiot à vrai dire, et cette proximité-là n'avait de cesse de lui rappeler à quel point elle fuyait les autres habituellement. Sauf qu'à cela s'ajoutait sa fierté, foutue saloperie qui l'empêchait de reculer, comptant bien lui tenir tête. La même qui l'incita à ne pas lâcher le verre lorsqu'il l'attrapa, décalant juste les doigts pour éviter le contact.
Là, c'était clairement jouer avec le feu et la demoiselle avait ce problème-là d'être trop joueuse.

« Qu'est-ce que tu proposes, hm ? » Parce que pour le coup, oui il lui avait donné envie de jouer, et pas qu'un peu. Sale gosse va.

Pourtant, elle finit par lâcher le verre. Ils avaient tout leur temps pour s'amuser, non ? Puis, autant le dire, la vérité était qu'ainsi trop proche de lui, elle se sentait mal à l'aise. Difficile d'oublier, même lorsque l'on s'amusait, ce détail qui n'avait rien d'anodin, cette foutue particularité qui lui faisait fuir le contact humain comme la peste.

« J'suis gentille, je te laisse celui-ci. »

Un léger rire, avant qu'elle ne lui tourne le dos, terminant d'une traite le sien, avant de profiter d'avoir les mains libres pour attacher sa chevelure. Elle avait chaud, un peu. C'était la faute de l'alcool, c'était ce dont elle voulait se convaincre. Pourtant, ça n'était qu'un verre. Qu'importe.
Et, la main portée à sa nuque, effleurant le métal s'y trouvant, elle avisa la bouteille. Justement, ça n'avait été qu'un verre, et elle en voulait un second. Mais que penserait-il ? C'était trop bête, hein ? Voilà qu'il la mettait dans une situation délicate, elle qui habituellement n'en avait que faire de ce que pensaient les autres.

Alors pour se distraire l'espace d'un instant au moins, elle récupéra le paquet de chips posé plus loin, l'ouvrant. Tout en se maudissant, elle et ses mauvaises habitudes, ses mauvais choix.
Avant de finalement craquer et s'en servir un second, lui faisant face, la bouteille toujours en main. Comme si de rien était. Hors de question de reconnaitre l'évidence, hein. Puis tiens, s'il voulait jouer, eh bien ladite bouteille serait le prix. Voilà.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyJeu 5 Fév - 0:22

Je ne m’étais pas senti comme ça depuis longtemps, je suis sadique et je l’admets. Bobbi, tu ne sais vraiment pas ce que tu fais. Je devrais rentrer chez moi, prendre une douche et me calmer oui. Je ne peux pas résister.  C’est ta faute. Je savoure ma victoire, même si le jeu ne fait que commencer. Le gong a sonné, mais j’ai déjà gagné, oh Bobbi, tu ne caches pas si bien la réalité. Je t’ai démasqué, oui,  je sais qui tu es. Je te vois tel que tu es vraiment : le verre porté à la bouche, le sourire aux lèvres mais la larme à l’œil. J’esquisse un sourire narquois, je sais que toi aussi, tu veux t’amuser. Je repose ma main sur le marbre froid,  amer contraste avec la chaleur de ta peau.

Je ne suis pas sûr que tu sois prête à participer à ce genre de jeu. Maintenant la question n’est plus à quoi allons-nous jouer, mais est-ce que tu peux gagner ? Tu ne sais pas qui je suis, mais en si peu de temps moi je te connais très bien. Les dés sont lancés, mais ce que tu ne sais pas, c’est qu’ils sont truqués.

« Bois. » Le mot résonne dans ma bouche, puis dans la pièce. Il se casse sur ton visage. Le ton est ferme, mais ce n’est pas un ordre, juste une suggestion. De toute façon, tu ne vas pas refuser, si ? Je ne te lâche pas du regard, je veux voir ta réaction, ton prochain coup.

Tu lâches mon verre, oui tu es vraiment très gentille. Tu te retournes, et finit le tiens d’une traite. C’est d’un autre que tu as besoin, n’est-ce pas ? Je n’ai pas besoin de te le demander, je le sais. Je prends une gorgée, l’alcool lèche ma gorge. Un frisson se déplace le long de ma nuque et s’efface sur mes épaules.  J’ai le souffle chaud, et les lèvres humides. Tu ne me fais plus face, et je n’aime pas ça.  Tu hésites. Ta main glisse sur la bouteille qui te fait face, mon cœur accélère. Tu te laisses distraire, mais finalement tu craques. Tu vois, ce n’était pas si difficile. Tu t’es retournée vers moi, et je te savoure.

« Je sais qui tu es, Bobbi. Arrête de te cacher.»

Je repose mon verre, et laisse échapper ces mots de trop. J’ai du mal à résister. J’ai gagné. Un sourire s’épaissit sur mon visage, mais la soirée n’est pas terminée. Je peux avoir plus. Je ne vais pas me contenter de te voir dans cet état. Tu ne m’as pas tout dévoilé. Je vais gratter ta carapace et te l’arracher.
Je me rapproche de toi, j’avance mon bras vers la bouteille. Mes doigts touchent les tiens, je resserre la main.

« Je peux ? »

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyJeu 5 Fév - 4:20

En cet instant elle ignorait tout de ce qui se passait dans sa tête. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait être en train de se dire, du fait qu'elle n'était pas si bonne comédienne qu'elle se plaisait à croire. Non, Bobbi ne réalisait pas qu'à force de s'enfoncer dans son déni et se convaincre que personne ne verrait au-delà de ses sourires, elle n'était même plus capable de réaliser qu'elle avait tort. Et il avait fallu qu'elle tombe sur la seule personne du coin capable de le réaliser. C'était bien sa veine, quoi qu'elle ne le réalisait pas encore.

Non tout ce qui importait actuellement, c'était le stupide verre dans sa main, la stupide bouteille et ce stupide jeu. Trop de stupidité en un même endroit à vrai dire, et ça en devenait presque affligeant. Et c'était bien là son problème, à Bobbi. Cette salle habitude de se fixer sur quelque chose, n'importe quoi, et d'être incapable d'en démordre. Une semaine, c'était un thème particulier pour ses tableaux, une autre une paire de chaussures. Et là, c'était le jeu, c'était lui, c'était l'alcool.

Ah, boire, ça elle savait faire. Il n'avait même pas besoin de le lui suggérer pour qu'elle s'exécute, d'ailleurs. Dommage par contre que sa résistance à la boisson ne soit pas vraiment exceptionnelle. Et la seule chose qui lui sauvait la mise, c'était qu'elle n'avait pas l'habitude d'avoir l'alcool triste. Non, elle en devenait collante, comme si inconsciemment elle avait associé le fait de se bourrer et de pouvoir se rapprocher des autres. Après tout, n'était-ce pas pour ça qu'elle avait commencé ? D'abord en soirée, l'habitude avait lentement fait son petit bonhomme de chemin, se glissant insidieusement dans son quotidien. Au repas de midi, puis du soir. Puis durant la soirée, et à présent parfois n'importe quand. Cela avait pris du temps, et maintenant, l'addiction se sentait bien confortablement installée dans sa vie, et pas prête d'en être délogée.

Dans sa main, sur ses lèvres, dans sa gorge, c'était la preuve de sa faiblesse. Elle lui avait imposé si peu de résistance que c'en était ridicule à vrai dire. Surtout devant témoin, surtout devant lui. Pourquoi ? Elle l'ignorait, mais Bobbi s'en voulait déjà de s'être servi ce second verre.

Et ses mots furent alors comme une gifle.
Surprise, elle ouvrit la bouche mais la referma, sans rien dire. Prenant l'air de celle qui ne comprenait pas. Cet air-là qui allait si bien avec son déni constant, ce déni qui lui servait d'œillères. De quoi parlait-il ? Il n'avait presque rien bu pourtant ? Oh, la demoiselle n'aimait pas vraiment son petit jeu tout à coup. Non, ce n'était pas amusant. Ce qui ne l'empêcha pas de rester murée dans son silence incrédule, ses grands yeux gris, comme un ciel orageux, fixés sur lui.

« Non. » C'était le premier mot qui lui était venu, un léger mouvement de recule suivant, rapidement mis à mal par le comptoir derrière elle.
« Tu devrais peut-être attendre un peu. L'alcool a pas l'air de te réussir. » Le tout ponctué d'un rire nerveux. Elle n'y croyait pas une seule seconde, et c'était évident.

Le problème, c'était sa main sur la sienne ; ses doigts la faisant frémir. Le problème, c'était qu'elle n'arrivait pas à réellement le repousser ; figée. Et elle sentait cette espèce de jubilation qu'il avait alors, sachant très bien que cette émotion-là ne lui appartenait pas ; elle était là, impuissante et… mal à l'aise ? Face à lui, sa main se resserrant sur la bouteille, parce que c'était la seule chose à laquelle elle pouvait encore se retenir. Parce qu'elle ne comprenait toujours pas.

Un juron quitta alors ses lèvres, tandis qu'elle repoussait son butin vers lui, la lui cédant par la même occasion. Elle n'en voulait plus, elle voulait s'en convaincre. Il ne savait pas de quoi il parlait de toute façon. N'est-ce pas ? C'étaient des mots là juste pour la provoquer, juste pour jouer. Parce que c'était impossible qu'il ait compris ce que elle-même ne voulait pas voir.
Et ce fut avec tout autant d'empressement qu'elle le contourna pour se rapprocher de la porte fenêtre de la cuisine, donnant sur un petit balcon. Le tout en emportant avec elle autant son verre qu'un paquet de clopes et son briquets, oublié là plus tôt dans la soirée. Voilà, la cigarette c'était un moindre mal, quelque chose qu'elle pouvait admettre. Si elle avait une addiction, c'était bien celle-ci. Rien d'autre.

L'air de l'extérieur était froid. Ses joues piquaient un peu - à moins que ce ne soit à cause de la rougeur suite au contact, l'incompréhension puis la colère. Lui tournant ainsi le dos, elle admettait inconsciemment avoir perdu à ce jeu auquel elle ignorait participer. Il avait su si facilement l'embarrasser que c'en était ridicule. Et Bobbi était une sombre idiote préférèrent encore une fois fuir que de faire face. Surtout à lui. A ses yeux, il n'était qu'un type inutile, toujours. Pas un ami, pas un amant, juste une connaissance.

« Tu devrais prendre l'air aussi. » Sa moue était boudeuse, tandis qu'elle portait le bâtonnet de nicotine à ses lèvres, une énième fois. Et c'était ridicule. Il n'avait bu qu'un verre. C'était elle qui déraillait.

Là était surement le pire dans l'histoire. Elle lui en voulait mais n'arrivait pas à le rejeter pour autant. Parce qu'au fond, elle ne voulait pas être seule ce soir. Parce que ça présence avait quelque chose de dérangeant et… autre chose ? Le mot, elle ne le trouvait, elle ne savait pas. Pourtant, elle n'oubliait pas son geste. Elle n'oubliait pas ce qu'elle avait ressenti. Et si avec les autres, c'était souvent des remords qui faisaient place, elle qui se sentait si malhonnête, avec lui, c'était plutôt de la curiosité. Sans trop pousser loin, elle apparenterait presque ça avec le gout du risque, sauf qu'ici elle ne craignait rien.

En bref. Il était chiant. Et son verre à nouveau si attirant, malgré le goût acre de la cigarette sur sa langue. A moins que cela ne servait qu'à empirer les choses.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyVen 6 Fév - 0:36

Je passe ma main sur mon visage,  frotte mes yeux et inspire un bon coup. Je perds mes moyens. Il faut que je fume une clope, que je me change les idées. J’ai ce putain de marteau piqueur dans le crâne. Je fais une bêtise, et je n’arrive pas à m’en empêcher. Ce que je fais est mal. Je suis vraiment un crétin. Non, j’aurais dû me douter que quelque chose allait se passer, je n’aurais jamais dû te suivre. Tu es faible, mais je le suis bien plus encore. Ce n’est pas la première fois, mais je ne veux plus que ça se reproduise. Putain, je suis vraiment con. Je ne sais même pas si je vais pouvoir arranger la situation. Je vais reperdre la tête si tu continues comme ça. Bobbi, s’il te plaît, fais-moi partir.

Non, personne ne va partir. Je n’en ai pas envie.

Oh Bobbi, tu ne peux pas refuser mon invitation. Je te pensais si faible, mais peut-être que tu seras capable de te battre un petit peu. Peut-être même que tu m’offriras un plus beau spectacle. Je suis là, je t’attends, danse pour moi. Fais-moi rêver. Montre-moi de quoi tu es capable. Tu ne peux pas t’enfuir. Je suis là, et je te garde pour moi tout seul. Juste toi et moi.

Non, STOP. Stop, ça suffit. Je ne veux plus m’entendre.

La main toujours contre la tienne, je repense à ce que je viens de te dire, à tout ce dont j’ai pu penser ces dernières secondes. Bordel, je suis un monstre. Toutes ces années à échapper à la mort, toutes à ces années à côtoyer la souffrance me rendent complètement taré. Je suis une coquille vide, l’ombre de moi-même. Le malheur des autres me fait plonger dans un état second. Je n’existe plus, je suis sadique et je veux juste les faire souffrir comme eux m’ont fait souffrir. Je veux plus courir putain. Je veux affronter mes démons. Tu refuses de me laisser boire, et c’est vraiment une bonne chose. J’essaye de me concentrer sur ta main, sur la douceur de ta peau et j’essaye d’oublier un instant que tu es là, si vulnérable. Juste à ma portée.

Je me dégoûte. Tu lâches la bouteille, et ma main. Je veux m’excuser, mais c’est déjà trop tard. Le mal est fait. Je le vois, je le sens, je l’entends.  Je veux te réconforter, te prendre dans mes bras. Je suis une pourriture. Je repose la bouteille sur le comptoir et passe la main dans mes cheveux. Je mordille mon labret de rage et si je pouvais m’arracher la langue, je le ferais.  En l’espace de quelques minutes, je suis passé du crétin habituel que je suis à l’immonde sadique, et tout ça parce que tu as voulu t’amuser  avec moi.

Tu me tournes le dos et te diriges vers le balcon. Je suis là, seul et désemparé. Seul et désespéré.  Je veux partir, prendre mon manteau, et ne plus jamais te revoir. Je veux m’enfuir. C’est  qu’un mauvais rêve, hein ? Si je me pince, je vais me réveiller. Dis-moi que oui, putain !

Je sais que ce n’est pas vrai. Je ne veux pas te laisser toute seule, surtout pas maintenant.  Je dois réparer ce que j’ai fait, d’une manière ou d’une autre. Tu m’invites à te suivre. J’ai la tête qui va exploser, je ne veux pas replonger dans cet abime de haine. J’inspire un bon coup, et franchis le seuil du balcon. Ton souffle se perd dans la nuit, tu fumes et je ferais bien d’en faire autant. La clope, une des deux seules choses qui me calment. Je fouille dans mon jean et trouve rapidement ce que je cherche, en allume une et la porte à ma bouche. J’expire lentement la fumée, la laissant brûler ma gorge, comme une punition. Je regarde en bas, puis toi. Je me rapproche, glissant ma main sur le métal froid de la rambarde.

« Je suis désolé. »

Seulement trois mots, c’est tout ce que je réussis à faire sortir de ma bouche. Qu’est-ce que je peux bien te dire d’autre ? Bobbi, je crois bien que je suis schizo, je ne voulais pas te faire du mal, mais ça risque de se reproduire ? Je suis une merde. J’aimerais t’empêcher de boire, j’aimerais t’aider et pourtant tout ce que j’ai fait c’est t’enterrer plus profondément dans tes soucis.

« Je devrais peut-être partir. »

Je ne suis pas convaincu par mes propres mots, mais je ne sais pas ce que tu veux. C’est peut-être la meilleure des choses pour ce soir.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyVen 6 Fév - 3:00

Il n'y avait plus qu'elle et la nuit noire. Il n'y avait plu qu'elle et le silence tout relatif de la rue. Elle est ses problèmes qu'elle n'avait de cesse de fuir, dans l'espoir qu'ils se lassent de la poursuivre. Elle qui pensait -naïvement- que tout pouvait se régler avec une bonne dose de déni arrosé de bourbon. Mais non. Bobbi n'avait jamais été douée pour faire du tri dans ses sentiments, dans ses problèmes. Les émotions avaient toujours été pour elle source de trop d'ennuis et de souci. Et cette situation-ci n'avait rien de différent des autres fois. A croire qu'elle les attirait comme la lumière les papillons.

La réalité était pourtant qu'elle n'était pas seule. Non, il y avait toujours son invité surprise. Il était toujours là, elle le savait, sentait son regard sur son échine. Se plaisant à l'imaginer s'en aller, loin. La demoiselle voulait oublier le contact de sa main sur la sienne et le flot d'émotions contradictoires que cela avait réveillé. Elle s'en voulait même de l'avoir laissé venir avec elle, et plus encore, de l'avoir laissé s'approcher si aisément. Elle qui pourtant se montrait toujours distante, méfiante. Qu'est-ce qu'il lui avait fait ? Pourquoi ? Ou alors cela ne venait pas de lui mais d'elle. La solitude et le mal-être grandissant. Ce besoin d'avoir quelqu'un à ses côtés, n'importe qui tant qu'elle n'était pas seule, livrée à elle-même. C'était triste après tout de boire seule, non ?

Son souffle se suspendit l'espace d'un instant lorsqu'elle sentit sa présence, avant de reprendre son court comme si de rien était. C'était imperceptible, surement, mais la Bobbi était tout à coup bien plus tendue en sa présence. La crainte, insidieuse, au fond de ses tripes, celle qu'il recommence. Et ça faisait mal d'avoir peur d'un contact, elle qui avait toujours été si tactile, que ce soit innocent ou non. Aujourd'hui, ce soir comme tous les autres, elle s'en retrouvait réduite à accepter la présence d'un type qu'elle connaissait à peine. Le tout sans vraiment avoir honte. En fait, elle ne savait pas ce qu'elle ressentait vraiment.

« Hm. » Encore une fois, elle ne trouvait pas les mots. Un souci se faisant récurrent ce soir.

Des excuses ? Voulait-elle les accepter, vraiment ? Pas si sûr. Pourtant, il n'était toujours pas question de le chasser. Elle avait besoin de quelqu'un près d'elle, histoire de ne pas s'effondrer. Pas de chance pour lui, c'était pour sa pomme ce soir. Quoi qu'avec le coup qu'il venait de lui faire, il l'avait peut-être cherché, ou en tout cas provoqué.

Ce fut par la suite un regard perdu qu'elle tourna vers lui, le gris orageux de son regard se faisant grisaille d'un jour de pluie. Mordillant légèrement sa lèvre, embarrassée surement, elle aurait voulu qu'il puisse comprendre sans qu'elle ait à parler. Sauf que cela ne marchait pas comme ça.

« Reste. » Un soupire, et elle baissa le nez, feignant s'intéresser à son verre presque déjà vidé. « S'il te plaît. »

Et là arrivait le lourd moment de l'hésitation. La fuite était toujours plus facile, encore, et elle préférait définitivement balayer l'incident d'un revers de la main. Non Bobbi ne voulait pas chercher à comprendre, pas le moins du monde. Elle voulait juste… oublier ? Ca y ressemblait fort.

La cigarette à nouveau pendue à ses lippes pulpeuses, elle regarda à nouveau du côté de la rue et ses lampadaires, les quelques gens s'aventurant dehors. L'écossaise secoua pourtant la tête, réalisant bien qu'elle était idiote. Alors elle termina son verre d'une traite, avant de pencher la tête, sa joue trouvant appui sur son épaule à lui. Ouais, faire comme si de rien était, ne pas regarder en arrière.

« T'es vraiment un connard en fait. » Un rire. « On me l'avait déjà dit mais là j'ai droit à la preuve en live. » C'était pitoyable, hein, de la voir rire comme ça, refusant d'ouvrir les yeux sur ce qui n'allait pas.

Même en finissant par redresser la tête, elle était toujours trop proches de lui. Ses joues avaient repris quelques couleurs, la faut de l'alcool ou d'autre chose.

« T'es sur de vouloir t'en aller, hm ? J'ai toujours des bouteilles à ouvrir. » Alors s'il te plait ne me laisse pas le faire toute seule, tu veux bien est surement ce qu'elle voulait ajouter. Au lieu de cela, il avait droit au regard de biche et à la moue amusée.

Oui, elle lui faisait les yeux doux. Suivi d'une invitation plus que claire à la suivre lorsqu'elle écrasa sa cigarette dans le cendrier un peu plus loin, avant de retourner à l'intérieur, récupérant la bouteille.

L'alcool était parfait pour ravaler ses larmes.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyVen 6 Fév - 18:34

Cette soirée ne va pas se terminer comme je le pensais. J’étais venu pour t’emmerder, pour boire un peu et surtout pour voir ce que tu allais foutre avec toutes ces bouteilles. J’ai eu ma réponse, mais au final, je suis là, plongé dans ton regard cendré, à me demander ce qu’il veut bien dire. À quoi tu penses Bobbi ? J’ai jamais été doué pour deviner ce genre de choses, et tu ne me rends pas la tâche facile. Je ne sais pas si tu veux me voir partir, ou si tu veux que je reste. Aucun son ne sort de ma bouche. Aucune réplique caustique, rien. Pour moi le temps se fige sur ta bouche, sur tes lèvres. J’attends que tu fasses le premier pas, que tu m’indiques la marche à suivre.

Tu mordilles ta lèvre, mon cœur s’accélère. Quatre mots si simples et j’explose.  C’est vraiment ce que tu veux ? J’ouvre à moitié la bouche, je suis surpris, je veux te répondre mais dans cet instant la parole me fait défaut. Je suis figé, pétrifié. C’est stupide, mais j’ai peur. Peur de ne pas être à la hauteur, de te faire du mal. Tu termines ton verre, et je m’en veux. Je devrais t’arrêter, mais je n’y arrive pas. Est-ce que j’ai vraiment le droit de te refuser ça ? Ta tête sur mon épaule, je ne peux décidément rien faire contre toi. Les rôles se sont inversés.

Ton rire résonne, il me fend la poitrine et s'éloigne dans la nuit. Oui, je suis un connard. Je n’ai rien à ajouter, on t’a visiblement bien renseigné. C’est ce que les gens pensent de moi ? J’ai jamais essayé de me comporter correctement avec les autres, ni prêté attention à ce qu’ils pouvaient bien penser. L’entendre de ta bouche me dérange et me gêne.

Tu relèves la tête, tes cheveux effleurent mon visage. Tu es si proche, mais je fuis ton regard. Tu exacerbes mes sens, mon cœur s’emballe. Je suis à l’affut, si proche de tes lèvres et de ta nuque. Tu joues avec moi, et je tombe dans le panneau. Je n’ai pas envie de résister, et je l’ai mérité. Tes yeux finissent par trouver les miens, et je ne peux rien leur refuser. Je n’arrive toujours pas à parler et je te fais simplement un semblant de sourire. Non je ne veux plus partir. Mes muscles sont crispés, mes mains tremblantes et le souffle court.

Tu te libères de ce moment et j’essaye de réaliser ce qui vient de se passer. Je prends une grande inspiration pour essayer de me calmer. J’ai envie de t’arrêter, de te prendre la main et de sentir tes lèvres contre les miennes. Qu’est-ce que tu me fais Bobbi ? Pourquoi moi ? J’écrase ma clope dans le cendrier, au final je l’ai quasiment pas touché, trop occupé à me faire ensorcelé. Peut-être que j’aime ça. Je crois que oui. Je marche dans tes pas, tu attrapes une bouteille et moi ton bras. Je pose doucement ma main contre ta peau, douce et chaude. C’est une sensation que je ne veux pas perdre, on s’y habitue vite. Tu es à nouveau contre moi, si proche de mon visage. Le jeu a changé et ses règles aussi. Je presse mes lèvres contre les tiennes.

« Tu devrais arrêter de boire »

Mes mots sont légers, je ne veux pas profiter de toi. C’est un conseil, cette fois-ci. Je plonge mes yeux dans les tiens et l’espace d’un instant, j’oublie qui je suis, je perds le fil du temps et la capacité de penser. Oh Bobbi...

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyVen 6 Fév - 22:17

Elle n'avait pas remarqué ses réactions, ou alors sciemment fermé les yeux devant l'évidence de son émoi. Plus que probable à vrai dire. Parce qu'elle avait déjà trop de mal à gérer ses propres émotions et faire du tri dans ces dernières. Parce que comme pour tout le reste, il était si facile de fermer les yeux et feindre l'ignorance, pour ensuite adopter un air surpris une fois face à l'évidence inévitable. Pas de quoi s'en vanter pourtant, et inconsciemment, Bobbi savait qu'un jour cette sale tendance finirait par lui jouer un tour.

Il lui fallut quelques instants pour réaliser qu'il n'avait pas perdu de temps à la suivre. Il fallut le contact de sa main sur son bras -elle n'aurait pas dû remonter les manches de son pull- pour qu'elle s'en rende vraiment compte. Et même si elle ne pouvait lire dans les pensées, malgré ce qu'elle lui avait raconté, elle pouvait sentir ce qu'il ressentait. Et cela la troubla, évidemment. Comme à chaque fois, chaque contacts, certains pires que d'autres. Et celui-ci ? Il était troublant, à défaut de trouver un autre mot pour le qualifier.

Et le geste qui suivit la laissa pantoise et incapable de réagir, son souffle s'évanouissant l'espace d'un instant, ses joues rosissant sans attendre. Ce n'était pas de la gêne, pas vraiment. Ou en tout cas, pas la sienne.
Bien au-delà du conseil qu'il venait de lui souffler, il y avait toujours sa main sur sa peau ; son visage proche du sien. Muette, troublée, elle garda le silence, ses doigts s'accrochant toujours à la bouteille. Comme si cela pouvait lui apporter la moindre aide, ce qui était idiot. Elle cherchait ses mots mais ne les avait plus, sa réflexion mis à mal à cause de lui. Lui qui ignorait tout de la vérité de son don d'ailleurs.

Il lui fallut quelques instants pour trouver comment réagir. La moitié d'un pas en arrière, le rebord du comptoir pressant déjà contre le fond de son dos. Puis une gorgée brève à même la bouteille, le verre alors abandonné sur ledit comptoir. Oh, Bobbi avait choisi la lâcheté, étrangement. Ou peut-être était-ce le jeu ? La provocation également.

« Pourquoi ? » Impertinente dans sa question, elle scrutait son regard avec intérêt, tentant de faire abstraction de la main sur elle. Non, mieux valait se concentrer sur la chaleur au creux de sa gorge -plutôt que celle dans sa poitrine- et ne pas se laisser déstabiliser.

Et la voilà qui pousse le bouchon un peu plus loin, se rapprochant à nouveau, si proche de lui, suffisamment pour effleurer ses lèvres de siennes. Elle était cruelle avec lui, mais il le méritait. Et quelle terrible punition que celle-là, hein ? L'écossaise n'avait plus vraiment envie de le fuir lui, à vrai dire. Alors elle imita son geste, le baiser cela dit durant un peu plus longtemps. Avant de reculer, son regard très vite venant retrouver le sien.

« Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ? Je pensais que tu voulais juste venant squatter, hm ? » Un peu de provocation, pour sûr. Mais il n'y avait pas que ça. L'envie d'un autre baiser, plus un autre, était là.

Quitte à jouer, elle préférait que ce soit avec lâcheté. Parce qu'elle avait déjà trop de mal à gérer le tumulte actuel de ses émotions et pensées pour en plus prendre conscience de ce qu'elle voulait ou non. Puis lui n'aidait pas, mais alors, pas du tout. Surtout pas avec sa main là, sa main qui la retenait toujours. Peut-être devrait-elle le lui dire, tiens. Qu'est-ce que cela changerait ? Elle ne voulait qu'il s'en aille, pas maintenant, surtout pas. Pourtant…

« Tu sais, je t'ai menti. » Elle sourit en coin, détournant le regard quelques instants. « Je peux pas lire dans tes pensées. Par contre, je sais que je te laisse pas indifférent. » Et un geste du menton envers sa main, avec un sourire.

Oh, il ne la laissait pas indifférente non plus, et ça n'était pas uniquement de sa faute à lui ou celle de son don. Non, autant le reconnaître, il y avait quelque chose, et dans l'état actuel de la demoiselle, elle n'avait juste pas le courage de comprendre. Une chose de plus mise de côté, tant qu'à faire. Elle n'était plus à cela près.

Et elle attendait toujours qu'il soit plus convaincant, s'arrosant le gosier d'une autre rasade d'alcool, juste sous son nez. C'était jouer avec le jeu, ça.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptySam 7 Fév - 3:57

Te voir reculer contre le comptoir et avaler une énième goutte d’alcool, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Tu n’es pas ma proie et je ne veux pas de faire du mal. Tu fuis la situation en buvant et je ne te comprends plus. Tu penses vraiment que c’est la seule solution ? Je voudrais bien t’expliquer pourquoi tu dois arrêter de boire, mais j’ai l’amère impression que ça ne va rien changer. Je soupire, tu me désespères. Qu’est-ce que je vais faire de toi ? Et la question que je me pose encore plus, qu’est-ce que tu vas faire de moi ? C’est toi qui mène la danse, et j’essaye maladroitement de te suivre.

Tu te rapproches à nouveau et me défie de tes lèvres, encore humides de la gorgée que tu as prise à l’instant. Je ne sais pas si tu mérites que je t’embrasse à nouveau, mais de toute façon tu prends l’ascendant sur ma décision et je profite à nouveau de la douceur d’un baiser. Plus long et intense, je commence à comprendre à quoi tu joues. Je ne sais pas si je veux participer à ça, mais je suis pas sûr que tu me laisses le choix. Tu m’interroges et je n’ai absolument aucune raison valable.

« J’ai juste envie de t’aider. »

Non, j’ai envie de te faire taire et de te faire lâcher cette foutue bouteille.Tu dis mentir, mais je ne suis pas le mieux placé pour te faire des remarques. Je suis le roi du mensonge, au point que je finis par me convaincre moi-même parfois. Je nage entre réalité et fiction, je ne sais plus ce qui est vrai et ce qui est faux. Tu fais partie de l’un ou de l’autre, et je ne suis pas encore capable de te dire lequel.

Tu désignes ma main de ton joli menton et je la retire rapidement. Je ne comprends pas exactement ce que tu veux dire mais tu touches dans le mille. Tu retouches encore une fois à cette putain de bouteille et je me dis qu’il n’y a vraiment rien pour t’arrêter. Peut-être devrais-je la jeter contre un mur, ou simplement la finir pour toi, mais je veux me souvenir de ce soir. Je vais introduire une nouvelle règle au jeu.

« Si tu continues de boire, je m’en vais. » mon ton est décidé, mes mots percutants.

Bien sûr que ça ne va pas suffire pour t’arrêter, mais je n’ai pas fini. Je veux vraiment que tu arrêtes de boire. Je veux que tu sois lucide pour ce qui va suivre, je veux que tu arrêtes de fuir. C’est ce verbe que je veux intégrer à ton vocabulaire. J’en fais ma mission ce soir, et si c’est à cause de moi que tu as commencé, c’est grâce à moi que tu vas terminer. Je rapproche mes lèvres des tiennes, et les retire doucement, comme pour te torturer. Je caresse ta nuque du bout de mes doigts, et descend le long de ton bras. Tu es coincée Bobbi, il est temps de prendre une décision. Pour ce soir, tu n’es plus seule.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptySam 7 Fév - 8:35

Il avait envie de l'aider ? Juste ça, sans sous-entendu bien plus intéressé ? Elle avait du mal à y croire. Ca n'était pas que Bobbi était du genre à n'avoir aucune foi en les autres, pas du tout. Et pire que cela, elle était du genre à parfois un peu trop croire en la bonne volonté d'autrui. Et ça n'avait rien à voir avec de la confiance ; ça, elle avait tout le mal du monde à l'accorder. Le problème, c'était lui, ou en tout cas, c'était ce dont elle voulait se convaincre. Pourquoi lui ? Pourquoi avait-il décidé tout à coup de s'en faire pour elle et ses problèmes ? Envie de l'aider ? Ça ne marchait pas si facilement.

Le scepticisme éveillé par son aveu était clairement visiblement dans son regard. C'était avec une méfiance à peine voilée qu'elle l'observait tout à coup, ou du moins essayait-elle. Quoi qu'au fond, la jeune femme était avant tout profondément idiote. Refusant obstinément, butée qu'elle était, l'aide qu'on voulait bien lui offrir. D'autant que c'était peut-être mieux de voir quelqu'un comme lui se soucier de son état plutôt qu'une personne trop proche à qui elle pourrait faire trop de mal. Car c'était évident : elle n'assumait pas son état et encore moins le trou dans lequel elle était tombée. Et rien que pour cela, peut-être était mieux placé que qui que ce soit d'autres pour l'en sortir. Il ne la connaissait pas, ils ne se devaient rien, après tout.

Et c'était avec tout autant d'obstination qu'elle tentait d'ignorer ce que lui ressentait. A force d'alcool ingérer, elle sentait ses sens s'endormir un peu. La faute à son métabolisme n'allant pas vraiment avec l'ingestion d'alcools forts. Quoi qu'encore une fois, c'était surement mieux ainsi.
Alors le voir lâcher son bras fut un soulagement. Elle ignorait s'il avait compris ou s'il la croyait ; ça n'avait pas la moindre importance au bout du compte.

Et c'était quoi, ça ? Une menace ? Cela y ressemblait, et elle fit mouche. Son sourire s'évanouit très vite, et la lueur taquine se fit tout à coup air de chien battu. Bobbi ne voulait pas qu'il s'en aille, pas maintenant. D'autant qu'elle lui avait demandé de rester, non ? Oh, et là c'était lui qui était bien cruel avec elle. Le sentir effleurer lui tira un frisson accompagné d'un petit soupir qu'elle ne fut pas capable d'étouffer.

Voilà qu'elle se retrouva à maudire le comptoir et son marbre l'empêchant de s'enfuir ; lui et sa main sur son bras -elle avait tiré sa manche cette fois, plus de contact contre sa peau- ; lui si proche d'elle.

« C'est déloyal. » Elle déglutit, gardant son air boudeur.

Son regard finit par se détacher du sien, pour gagner la bouteille qu'elle tenait toujours fermement. Et ce fut à contrecœur qu'elle la déposa, tout en se disant -promettant- qu'elle pourrait boire plus tard ; quand il ne regarderait pas.

« Qu'est-ce qui me dit que tu vas tenir parole, hein ? » Elle avait besoin de savoir, et il y avait quelque chose de presque touchant dans l'expression de son minois, une main venue s'accrocher au t-shirt de monsieur.

Et elle s'en voulait tellement de paraitre tout à coup si fragile, à presque le supplier de rester. Que lui arrivait-il donc ? Pourquoi avait-elle besoin de ce type-là plus que d'un autre ? Surement n'y avait-il pas de réponse à cette question, à vrai dire. Ce soir, elle avait juste besoin de compagnie et de quoi oublier la solitude. Et si lui pouvait lui offrir ce réconfort-là, c'était tout ce qu'elle demandait.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyMer 11 Fév - 0:47

La situation s’arrange, petit à petit. Je suis impressionné. Après tout l’alcool que tu as bu ce soir, je réussis à te faire entendre raison. Je n’ai pas le pouvoir d’influencer les gens, et je suis plutôt fière de t’avoir convaincu avec de simples mots. C’est un sentiment agréable, comme une chaleur dans la poitrine.  Je ne veux pas que ça s’arrête.  La soirée aurait pu finir autrement, mais je préfère ce scénario. La bouteille vibre sur le marbre, c’est déloyal mais c’est mieux comme ça Bobbi. Tu le sais bien, non ? Je veux pas te voir aussi vulnérable, ça vaut mieux pour nous deux. Ta main attrape mon t-shirt, et ma respiration s’accélère. J’ai envie de t’enlacer, de t’embrasser,  et de me noyer dans le gris de tes yeux. Je suis faible, tu tires les ficelles de mon cœur et vraiment, ça ne me ressemble pas.

« J’ai aucune envie de partir. » je murmure ces mots, la voix tremblante et le souffle chaud. Je n’ai pas rencontré de fille comme toi depuis longtemps. Je ne sais plus comment faire, je perds l’esprit et la raison, j’ai le sentiment de ne plus contrôler ce que je fais. Comme s’il fallait conclure, je pose mes lèvres contre les tiennes pour t’arracher à nouveau un baiser. Mon cœur bat si fort que je voudrais l’arracher de ma poitrine. Qu’est-ce que je suis en train de faire ?

Mes mains se sont déplacées vers tes hanches, je tremble. Je ne suis jamais aussi stressé en présence d’une fille, je dirais même que je me sens plutôt à l’aise en temps normal. Là, j’ai peur. J’ai peur de ce que tu pourrais me dire, de ce que tu pourrais faire. Je suis pétrifié à l’idée de faire une connerie. Faire quelque chose de mal, qui te blesserait. Pourquoi est-ce que je suis aussi préoccupé ? Je ne peux pas dire que tu m’aies fait cet effet la première fois qu’on s’est vus. Non, c’est te voir dans cet état qui me rend dingue. Te voir si faible, et prête à te jeter dans mes bras. Est-ce que je profite de toi ? Rassure-moi, s’il te plaît.

« On fait quoi ? » Je bute sur mes mots. C’est tout ce qui est sorti. C’est débile, mais j’arrive pas à faire mieux. J’ai l’air d’un gros con, et putain ça me fous en rogne. Je me mords la lèvre, irrité par ma prestation lamentable. Je sais très bien ce qu’on peut faire et je crois que ça m’effraie. J’évite ton regard, moi le roi des mensonges  et des faux semblants, je suis gêné. Tu te rends compte quand même ? J’en suis réduit à ça.

« Je comprends pas ce qui m’arrive. C’est ta faute, putain. » Les sourcils froncés et le regard fuyant, j’ai l’air totalement déconcerté. Pitié, aide-moi. Je me mords mon labret aussi fort que je peux, mes dents prêtes à se briser sur le métal. J’ai envie de plein de choses, et aucune ne comporte le fait de me barrer de cet appartement. Si ce n’était pas toi en face de moi, je ne résisterai pas autant. Je ne sais même pas si tu es totalement lucide. Bordel, j’ai pas envie de finir chez les flics pour une putain d’affaire de viol. Si ça se trouve, tu me manipules, et je tombe dans la toile comme une énorme mouche.

Je pense trop, beaucoup trop. Je sais que tout ça est faux. C’est pas ton genre. J’ai besoin d’une baffe pour me remettre les idées en place. Dommage que tu ne lises pas vraiment dans les pensées, ça rendrait les choses tellement plus simples. Je te serre contre moi, j’ai besoin de ça, besoin de t’enlacer de mes bras.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyJeu 12 Fév - 5:16

Entendre ces mots-là de sa bouche était d'un réconfort inexplicable. Parce qu'elle ne voulait pas le voir partir, le refusait même. Pas maintenant alors qu'elle se sentait si mal, alors que l'alcool réveillait la solitude qui lui bouffait les tripes et lui tordait le cœur. Il était cruel pour ça d'ailleurs. Autant avec le premier baiser que celui qui suivit très vite une fois qu'il se fut tut. C'était cruel parce qu'elle ne pouvait pas résister ; amusant car lorsque de leur première rencontre, il ne lui avait pas inspiré grand-chose. Surement parce qu'elle était trop occupée à pester contre son inutilité ; parce que contrairement à ce soir, la boisson n'était pas de la partie. Fallait qu'avec le temps, elle avait appris à ne pas se donner de faux espoirs, surtout lorsque l'on ne peut -ou veut- pas toucher l'autre. Ou peut-être qu'elle était stupide. Désespérément stupide.

Et ce baiser la fit frémir, comme les précédents. Ce baiser aussi était cruel d'ailleurs, tout comme lui, lui avec ses mains contre ses hanches la rendant fébrile. Son émois troublait son jugement, la rendait frémissante contre lui ; ses doigts s'étaient resserrés un peu plus sur le tissu alors que sa main paressant sur son flanc l'avait très vite imitée. Elle lui en voulait de la rendre aussi agitée, presque à fleur de peau. Parce que Bobbi n'avait jamais prévu que tout cela se produise, elle ne s'était jamais imaginée entre ses bras, s'impatientant à l'idée d'un autre baiser.

On fait quoi ? Elle ne savait pas. Lucide malgré l'alcool ingéré, une part d'elle se disait que ça n'était pas sage tout ça qu'elle ne devrait pas. Et il y avait l'autre envie, cette plus forte déjà, de l'embrasser à nouveau, de l'empêcher de lui souffler plus de bêtises. Tiraillée entre l'envie et la raison, elle ne savait que faire, et le sentir proche, si proche, n'aidait pas à calmer ses pensées éparpillées.

Tout à coup, il lui semblait bien moins sûr de lui, bien moins près à profiter encore de sa faiblesse. Ses prunelles incapables de réellement se fixer sur ses traits se baladaient sur son visage, cherchant quelque chose. Ce qui lui arrivait ? Et qu'est-ce qui lui arrivait au juste ? Où était donc passé le type qu'on lui avait décrit, celui qu'on lui avait dit être un vrai connard profiteur ? Là sous ses yeux, elle n'avait pas l'impression d'avoir tout ça ; pas uniquement ça.
Alors la demoiselle ne comprenait pas, toujours aussi silencieuse, n'ayant toujours pas retrouvé ses mots. Il avait volé son souffle avec son baiser, la laissant troublée, bien trop pour répondre. Et autant dire que l'étreinte qui suivit n'arrangea rien.

Ce fut comme par réflexe qu'elle réagit, sans même se poser deux fois la question. Le visage niché contre le creux de son coup, ses deux mains venant se rejoindre sur son dos. C'était venu naturellement, presque trop, et à présent que sa peau avait retrouvé la chaleur de la sienne -un contact- elle se retrouvait à nouveau vulnérable à cause de lui.

« J'en sais rien. J'ai rien fait. C'est toi qui a commencé. » C'était lui qui l'avait embrassée en premier, qui avait tout bousculé dans ses émotions.

Le trouble, le tumulte, il était toujours là, à fleur de peau. Le souffle court à cause de trop d'agitation, là au creux de sa poitrine, et c'était de sa faute. Que ce soit parce que ce qu'il ressentait ou ce qu'il lui faisait ressentir. Peut-être que tout était dans sa tête en fin de compte. Mais il suffit qu'elle le serre un peu plus contre elle pour se rendre compte qu'elle aussi en avait besoin. Besoin d'un peu de baume au cœur, de quoi réchauffer ces nuits trop longues qui se ressemblaient toutes, avec leur arrière-goût alcoolisé.
Alors elle releva la tête, chercha son regard avant de finalement poser son front contre le sien. Déglutissant, elle chercha une énième fois quoi dire, se mordillant la lèvre, de peur de ne pas trouver les bons mots.

« J'ai besoin de m'allonger. » Non cette fois il n'était pas question de fuir, pas totalement. Elle ne voulait simplement plus rester dans cette cuisine qui la narguait, trop faible face à la proximité des bouteille. Parce qu'elle savait ne pas être capable de tenir sa parole longtemps ; elle ne voulait pas le décevoir.

Ce fut sans même un baiser, tout juste ses lèvres effleurant les siennes pour le provoquer, qu'elle s'éloigna de lui, regrettant sa chaleur à peine l'eu-t-elle perdue. Un regard, un signe de la tête et une question muette pendue au lèvres, voilà tout ce qu'elle lui offrit avant de s'éloigner, bravant l'austère froideur des lieux. Celle-là même qu'elle aimait tant, celle-là qui lui était nécessaire pour se vider la tête et ne pas perdre pieds.
Et cette fois elle ignora les nombreux pots de fleurs disposés sur un présentoir dans le couloir, alors qu'habituellement elle leur accordait toujours un peu d'attention. Mais là, elle avait autre chose en tête, une légère hésitation la prenant lorsqu'elle poussa la porte de sa chambre, restée jusque-là fermée.

C'était tout aussi blanc que le reste, épuré et minimaliste ; le lit -quatre personnes auraient pu s'y allonger sans peine- était le seul meuble imposant des lieux, avec sa multitude de coussins gris et ses draps soigneusement tirés. Du reste, les murs étaient habillés de quelques tableaux, un miroir et une commode, ainsi qu'une chaise dans un coin, sur laquelle étaient entassés vêtements et lingerie fraîchement lavés.

Et elle espéra qu'il vienne sans tarder la rejoindre lorsqu'elle s'allongea négligemment, un bras replié sur son front, le regard rivé vers le plafond. Qu'il ne la laisse pas seule trop longtemps -elle ne voulait pas être seule. Qu'il revienne auprès d'elle vite oui, car le sentir la troubler de son souffle ou son touché lui manquait déjà.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyLun 16 Fév - 18:42

Je pourrais mourir comme ça, une fille enlacée contre moi. Il y a des sensations dont on ne voudrait pas se passer et c’est bien l’une d’entre elles. Tu n’as pas besoin de dire quoi ce soit, la chaleur de ta peau et les battements de ton cœur me suffisent. Je me laisse bercer, et finalement tu t’en vas. Tu me laisses là, à décider seul de mon destin. C’est cruel. Tout me semble si difficile, alors qu’en réalité, j’ai juste à suivre tes pas.  C’est bien moi qui ait commencé, alors je ne peux pas t’en vouloir.  

Vous vous êtes déjà senti coincé entre deux choix ? C’est mon cas en ce moment. Je suis terrifié à l’idée de te suivre Bobbi et encore plus de ne rien faire. Au bout du couloir, il y a toi, sûrement allongée et déjà à m’attendre. Qu’est-ce qui va se passer ensuite ? Non, je sais déjà ce qui va se passer. La question c’est plutôt pourquoi tu fais ça. Pourquoi moi, pourquoi ce soir ? Je pourrais juste me jeter par la fenêtre, ce serait plus simple, au lieu de me poser autant de questions inutiles. Je me torture tout seul. Je suis doué pour ça. J’égare mes mots en ta présence, je suis incapable de réfléchir correctement et si loin de la personne que j’étais avant de passer le pas de ta porte.  

Je fais trois pas en avant, puis m’arrête. C’est pas bien dur, un pied devant l’autre, je sais bien le faire pourtant. Je ne veux pas te laisser seule, je veux être avec toi et au fond, on s’en fout des conséquences. J’essaye de m’en convaincre, de ne penser qu’à toi, allongée là. Depuis quand est ce que je me pose autant de questions ? D’habitude j’agis par impulsion, sur des coups de tête. C’est pour ça que je t’ai embrassé, je crois. Là, je deviens quelqu’un d’honnête qui a peur des répercussions.  Je ne veux pas être comme ça. Pour quelqu’un qui ne peut pas mourir, ce serait plutôt ironique non ? C’est de ça que les gens ont peur, de la mort, mais moi il ne peut rien m’arriver. C’est un simple rêve, quelque chose que j’imagine les yeux fermés. Si je saute de ton balcon, je me relève. Si tu me tranches la gorge, je vais juste tâcher tes draps.  Non, c’est pas de ça que je suis effrayé. Je ne veux juste pas souffrir. Je voudrais te garder pour moi, ne pas être la solution d’un soir mais j’ai le sentiment que ce n’est pas possible. C’est plutôt ridicule, je sais.  

Je prends une bonne inspiration, comme si j’allais me jeter dans le vide. Je sais très bien ce qui m’attend, et c’est pas si terrible. J’avance vers ta chambre, j’ai peur, je l’avoue, mais j’ai terriblement envie d’être avec toi. J’effleure les murs de ma main, et prends le temps d’apprécier chacun des pas qui m’amènent à toi. Il est temps maintenant que j’arrête de me poser des questions et que je profite un peu du moment présent. Je me retrouve devant la porte de ta chambre, succombant une dernière fois à cette hésitation maladive.

Tu es là, allongée sur le lit, fixant ton regard sur le plafond. Dans un sens, ça me soulage. L’idée de te perdre, de te voir fuir, me briserait le cœur. Je prends le temps de te regarder, comme si le temps se figeait une dernière fois. Tu es étendue dans ce lit immense, et ça me rends presque triste de t’imaginer finir tes nuits ici, seule.

Je m’allonge à côté de toi, doucement, pour ne pas te déranger. Mon épaule touche la tienne et ça suffit pour rendre mon cœur totalement fou. Aucun son ne sort de ma bouche, je deviens muet. J’attrape un de tes coussins et le presse fermement contre mon visage. Je m’énerve putain, je veux disparaître. Pourquoi est-ce que les choses sont si difficiles avec toi ? C’était bien parti pourtant. J’ai envie de te toucher, de t’embrasser et de te sentir contre moi, mais la seule chose dont je suis capable, c’est m’étouffer avec ce foutu coussin tout doux. Vraiment, c’est ça que je deviens ? C’est pas possible, pince-moi, je dois rêver.

Je jette le coussin sur le côté. Non, je ne suis pas ce genre de mec. C’est pas moi ça, putain de merde. Si tu es venu dans cette chambre, c’est sûrement pas pour que je me torture avec toutes ces interrogations débiles. Merde, allez quoi, un peu de courage. Bobbi, si seulement tu savais à quel point tu me rends dingue. Je me tourne vers toi, et je découvre à nouveau à quel point tu peux être attirante. J’ai envie de tellement de choses, et j’ai tellement peu de courage.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyMar 17 Fév - 9:08

Cinq minutes auraient pu passer comme cinquante, et ça n'aurait rien changé. Elles les auraient trouvées longues, qu'importe leur nombre. Et son hésitante impatience ne s'était jamais aussi bien illustrée que dans cette pensée-là, partagée entre le trouble et l'expectative, son regard indéfiniment rivé sur le plafond trop blanc. Qu'elle aurait aimé d'ailleurs que son esprit soit comme lui ; vierge de toute tâche, de toute pensée. Ça aurait été plus facile comme ça, Bobbi, elle aurait voulu être de ces gens capables de faire réellement le vide ; insouciante.

Trop de temps était passé, et surement pas assez à la foi. C'était là le dilemme qui la forçait à ne pas détacher son regard du plafond, alors qu'elle l'avait entendu se rapprocher ; cherchant à gagner encore un peu de temps et mettre de côté la réalité. Mais le silence ici était si lourd que le moindre son ne pouvait lui échapper, et la voilà qui s'était retrouvée à compter ses pas, avant d'abruptement cesser. Quelle bêtise. Pourquoi tant d'anxiété et d'impatience à la fois ? Ca ne faisait pas le moindre sens, et pourtant, la jeune femme ne trouvait pas d'autres mots. Terrible situation que celle-là, d'autant qu'elle ne pouvait s'empêcher de penser, penser à la suite. Parce qu'elle savait, trop bien, ce qui se passerait. Et le simple fait de l'imaginer suffisait à la plonger dans l'embarras.

Elle n'aimait pas la gêne, Bobbi. Elle détestait se retrouver confuse et sentir ses joues rougir, sa nuque frémir et son cœur s'affoler. Trop vulnérable dans ces moments-là, bien trop à son goût. Et vulnérable, elle ne voulait l'être aux yeux de personne, pas même de Graham et surtout pas de Pavel. T'es vraiment un connard. J'te déteste. Va t'en. Voilà ce qu'elle aurait voulu lui dire, avec beaucoup de mauvaise foi, et peut-être l'aurait-elle fait, si elle n'avait pas repensé à ses lèvres, à son souffle. Ça avait suffi à effacer l'idée, d'un revers de la main et d'un souvenir déjà flou.

Lorsqu'elle sentit le poids d'un second corps sur le lit, elle retint son souffle, le temps d'un battement de cils. Le contact de son épaule contre la sienne fut le premier, et elle ne lui accorda aucun regard. Pas un mouvement lorsqu'il prit l'oreiller ; elle ne le regardait toujours pas. Non, pas un regard mais sa main avait quitté son ventre, pour retomber le long de flanc ; et ses doigts timidement avaient cherché les siens mais en vain, avant de piteusement se contenter du contact de sa hanche et du tissu. C'était le second contact.
Le troisième fut son pied contre le sien, mais tout ça déjà ne fut plus rien lorsqu'elle croisa à nouveau son regard.

Immobile, elle pinça les lèvres, ravala un juron à peine prononcé. Voilà qu'elle paniquait, ou du moins, son cœur s'emballait. Ridicule et pourtant, la sensation en devenait presque plaisante, surtout additionnée aux autres. La chaleur qu'elle sentit piquer ses joues, et son regard qui échappa au sien ; sans oublier le demi sourire, contrarié et embarrassé à la fois.

« Me regarde pas comme ça. » Son regard la gênait, sa proximité la rendait fébrile. A croire que ce soir elle était incapable de montrer la moindre résistance. C'était la faute de l'alcool. Toujours.

Cette fois, elle glissa sur le flanc, et ses doigts cherchant les siens, les effleurant sans oser les saisir, avait quelque chose de timidement idiot. Ou maladroit. Son autre main justement vint quérir le contact de sa joue -depuis quand n'avait-elle pas fait ce genre de geste pour quelqu'un, de son propre chef ? Trop longtemps peut-être, à moins qu'elle ait simplement mauvaise mémoire. Ca n'avait pas d'importance cela dit. Non ce qui comptait là, c'était son émoi à lui -ou était-ce le sien ?. Bobbi n'était pas sure, mais Bobbi s'en foutait. A la réflexion elle préféra ses lèvres, et un baiser qui dura aussi longtemps qu'elle eut du souffle. Parce qu'elle avait envie, parce que tant pis.

Son regard ne chercha pas à retrouver le sien après cela ; son front appuyé contre le sien, le souffle perdu dans le baiser trop vite terminé. Sa main était toujours sur sa joue, l'autre remontée contre son torse, coincée entre leurs deux corps intimement rapprochés.
Elle avait chaud ; il lui donnait chaud. Désemparée, gênée ou se trouvant foutrement ridicule, l'écossaise laissa échapper un semblant de rire, un souffle.

« J'ai envie de… Hm, aide moi à arrêter de penser. » Ou fais-moi penser à toi, juste à toi. Pour cette nuit.

Bien sûr, elle se sentait idiote de lui dire ça, de rougir et de ne plus savoir où se mettre. Heureusement que l'alcool était là, l'aidant à garder un eu de nonchalance, juste assez pour ne pas avoir l'air d'une ado avec son premier petit-ami. Ce qui ne l'empêchait pourtant pas de maltraiter sa propre lèvre, osant un regard en sa direction, finalement. Et a défaut de pouvoir imaginer ce qu'elle lui faisait, elle pouvait le ressentir.

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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyJeu 19 Fév - 17:14

Le contact de tes doigts sur ma peau me rend dingue, me fait frémir. Tes gestes exaltent tous mes sens, et même si je ne représente rien pour toi Bobbi, je veux être tout à toi pour ce soir. Je suis submergé d’émotions, envahi par un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Je ne peux pas me lasser de la sensation de tes lèvres contre les miennes, tu m’y as déjà trop habitué.  Je perds petit à petit la raison, le contrôle de mes émotions et tout ce qui va avec. Tu m’ensorcelles, tu tires les ficelles, et le pire ? C’est que j’adore ça. Je ne veux pas que tu arrêtes, je ne veux pas te résister. Ce soir, je suis faible. Ce soir, le premier et peut-être le dernier.

Je ne sais pas exactement ce que j’attends de toi. Toi et ton joli minois. Du réconfort, que tu combles un trou dans ma poitrine, juste l’espace de quelques heures ? Peut-être que j’en suis réduit à ça. Ta main contre moi, ton corps si proche et ta tête contre la mienne, c’est déjà plus que ce que j’attendais. Ton souffle est chaud et les mots que tu prononces à cet instant embrasent mon cœur. Je ne sais pas si je suis capable de t’empêcher de penser, mais je peux toujours essayer Bobbi. Tu es visiblement gênée, mais ça ajoute à ton charme -comme si tu en avais vraiment besoin. Je voudrais te rassurer, te dire à quel point je te trouve attirante, mais j’ai jamais été très doué pour ça.

J’aimerais dire qu’à partir de cet instant j’ai été génial, mais la réalité des choses c’est que je suis vraiment désemparé. C’est la première fois que ça m’arrive, je me sens comme un débutant, effrayé à l’idée de faire une connerie, de te brusquer. J’ai les mains qui tremblent, la respiration saccadée et la gorge sèche. Mon cœur bat une mélodie que je connais bien, familière de ta présence. Je passe ma main dans tes cheveux, puis la descend doucement le long de ta nuque. Le bout de mes doigts effleure ton cou puis ta clavicule. Je me sens tellement bien, là, à côté de toi. Derrière mes interrogations et ma peur, il n’y a vraiment qu’un sentiment de bien-être. Celui-là même que vous ressentez après avoir fait un rêve si agréable que vous vous réveillez bêtement, le sourire aux lèvres.

Pourquoi est-ce que j’ai cependant autant de mal à te toucher ? Putain, je dois être le mec le plus con de la planète, à ne pas profiter de ce que j’ai devant moi, à me poser des questions comme si je t’avais amené de force dans ce lit. Tout ça me semble si rapide, j’ai l’impression de profiter de toi. Je sais bien que c’est pas le cas et que tes mots ne sont pas ceux d’une fille aux poings liés, alors pourquoi agir comme ça ? Je me mords la lèvre, ferme les yeux et étouffe mes pensées dans un baiser. Du bout de mes doigts, je cherche tes reins sous ton haut et te serre contre moi. J’embrasse ton cou, puis remonte jusqu’à ton oreille. J’y souffle doucement quelques mots « Tu es vraiment belle », pas les plus poétiques mais là je ne suis pas capable de plus, c’est déjà un exploit que je réussisse à les prononcer sans marmonner. Je voudrais te dire plus, à quel point tu me rends fou ou tout ce que j’ai envie de te faire, mais je vais me contenter de ça pour le moment.

Je garde une main nichée contre ta nuque, caressant ta peau et l’autre qui danse le long de ta cuisse, remontant vers ta hanche. Je te tiens par la taille, j’ai envie que tu ôtes tes vêtements, j’ai envie de te sentir encore plus proche de moi. J’ai envie de toi. Je commence à avoir chaud, couché sur ces draps, collé contre toi.

« Est-ce… Hmmm, tu veux enlever ça ? » je tire légèrement sur ton haut, ma voix et tremblante, je suis gêné par ma question mais on va pas continuer à se regarder comme ça, non ? Je me relève, et tâche de retirer mon t-shirt, que je jette maladroitement quelque part en dehors du lit. Mon cœur bat de plus belle, comme s’il allait exploser. J’ai peur de ta réaction, je ne veux pas te forcer à quoi que ce soit. Je m’allonge à nouveau, le regard tourné vers le plafond, comme si j’avais le sentiment de devoir détourner les yeux. J’inspire un bon coup, j’ai besoin de courage pour la suite.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyVen 27 Fév - 5:54

Cette gêne-là ne devrait pas exister. Au fond, ça lui ressemblait si peu cet embarras rougissant à cause de quelques baisers et une envie imprévue. Le problème, c'était son don bien trop encombrant ; le problème c'était lui et ses émotions en trop. Le problème oui, c'était tout le reste et non pas elle, ou du moins c'est ce dont Bobbi voulait se convaincre, avec une aisance fleurant bon l'habitude de l'auto-persuasion et du déni. Pourtant la gêne était là, et elle était vraie. De celle qui empourpre les joues et trouble le souffle, celle qui donne chaud et fait hésiter. C'était la faute de l'alcool encore une fois. Peut-être que oui, mais au final non. Elle le savait, l'alcool n'était là que pour lui permettre de perdre pied et ignorer au mieux ce qu'elle ne pouvait en temps normal contrôler.

Ses émotions quoi qu'il en soit avaient toujours été d'un fabuleux chaos : plus émotive qu'elle voulait bien l'admettre, il n'avait jamais fallu l'aide de la moindre boisson pour la mettre dans cet état-là. Pourtant, elle avait bien essayé de la cacher, la demoiselle facilement embarrassée, derrière sa nonchalance et son air distant, l'apparente froide et l'assurance. Et la plupart du temps, ça marchait, il fallait bien l'admettre ; si douée dans son rôle de fille inaccessible. Ca n'était pourtant pas de bon cœur la plupart du temps, pour sûr, et se priver d'un quelque chose qu'elle aimait tant -les caresses, les baisers- c'était cruel. Trop souvent d'ailleurs, elle en venait à avoir l'impression de se punir elle-même, pour une faute qu'elle n'avait nullement commise.

Un souffle la quitta lorsque ses doigts se firent curieux ; un frisson très vite vint chatouiller sa nuque qu'il venait d'effleurer, sensible à cause du piercing mine de rien encore récent. Chaque contact d'ailleurs, qu'il soit bref ou constant, n'avait de cesse de la troubler, si bien qu'elle n'était plus sure de ce qu'elle ressentait, et si tout ce tumulte était de son fait ou du sien. C'était étourdissant, d'une bonne et affreuse façon à la fois ; la chaleur au creux de sa poitrine était si douce et rassurante, mais c'était terrible pour elle de savoir tout ce qu'il pouvait ressentir, sans lui laisser la moindre once de secret. Et ce sentiment-là ne s'effaçait pas, jamais, pas même durant un moment aussi intime que celui-ci.

Ce furent par la suite ses lèvres qui décidèrent de la faire frémir un peu plus, glissant sur sa peau et entretenant la rougeur de ses joues. Était-ce encore nécessaire de se sentir gênée, au fond ? Il l'avait compris, c'était évident, et au bout du compte… Oh. Voilà un compliment inattendu. Le genre à la prendre au dépourvu ; pas parce qu'elle n'y croyait, pas non, Bobbi savait qu'elle était jolie, ça n'était même pas la question. L'entendre de sa bouche, de lui, c'était juste surprenant. C'était gentil, c'était doux. C'était terrible aussi, et elle fut incapable de cacher le sourire qui étira ses lèvres. Ces lèvres-là qui voudraient bien des siennes, à nouveau.

Retirer un vêtement, c'était un peu comme se montrer un peu plus vulnérable, et l'écossaise tout à coup n'était pas certaine de vouloir être vulnérable face à lui. C'était trop bête, c'était trop con. Cela ne l'empêcha pas pourtant de le regarder faire, se redressant légèrement, profitant de ce moment de répit pour retrouver son souffle égaré dans le précédent baiser.

« Bien sûr. » Ca avait été murmuré et lorsque les mots eurent traversé ses lèvres, elle s'était dit qu'ils sonnaient mal, qu'ils n'étaient pas à leur place. Bien sûr qu'elle voulait retirer le tissu superflu, sentir sa peau contre la sienne, et frémir un peu plus contre lui. Alors elle se sentit idiote, un peu plus.
Le tissu sombre eut alors vite fait de se retrouver au sol, négligemment abandonné. En dessous, dentelle noire et un pendentif, croix d'argent sobre trop froide contre son épiderme déjà échauffé. Et au final, elle était bien moins embarrassée qu'elle ne l'aurait cru.

Pas un mot de plus ne quitta ses lèvres par la suite. Pas même une permission demandée quand elle vint se pencher au-dessus de lui, ses lèvres récupérant les siennes avec un empressement contrastant clairement avec son embarras de plus tôt. Il y avait pourtant dans cette passion soudaine un dernier reste de gêne, mais aussi une maladresse teintée de douceur et d'incertitude ; sa peau frissonnante cherchant clairement la chaleur de la sienne, et ses genoux de part et d'autres de ses hanches l'empêchant clairement de s'en aller cette fois. Ca n'était pas la faute de l'alcool, surement n'avait-il été qu'une excuse au fond.

Le souffle court à présent et le cœur battant, elle releva la tête, prenant appui sur une main. Le regard toujours aussi troublé, le gris orageux de ses prunelles parcourant les traits de son visage, elle se demanda quelques instants si elle avait bien fait d'agir comme ça. Avant de chasser l'idée et l'incertitude, se mordillant la lèvre. Elle se sentait bête d'hésiter, et c'était sa faute à lui ; son doute venait parasiter son jugement. Et pourquoi doutait-il donc ? Elle n'en savait rien, et la question eut tôt fait de filer entre ses lèvres. « T'es sûr de toi ? » Même pas gênée de la poser pour une fois, son timbre se faisant presque soucieux, alors que de sa main libre elle venait détacher ses cheveux, les mèches châtain venant couler sur ses épaule et sa nuque.

Et maintenant ? Elle se fit songeuse quelques instants, toujours courbée au-dessus de lui, son visage trop proche du sien pour ignorer son souffle raccourci ; la demoiselle eut tôt fait de céder, sa bouche trouvant le chemin de son cou, y abandonnant quelques baisers fugaces mais appliqués, avant de gravir son épaule et dévaler son torse. Elle n'avait pas attendu sa réponse, ou ne l'avait pas écoutée ; c'était cruel et malhonnête, et surement Bobbi l'était-elle un peu. Mais c'était la solitude qui parlait, l'envie du moment. Elle ne voulait pas qu'il s'en aille, elle avait besoin de lui ce soir. Et de toute façon, elle saurait bien vite si ça lui déplaisait. A quoi bon parler dans ce cas-là ?

Pardonne moi de te mettre dans cet état-là, même si je ne suis pas certaine d'être vraiment désolée ; tu sais moi aussi j'ai besoin de ça, d'oublier un peu et d'avoir de la compagnie. Alors ne m'en veux pas s'il te plait. Pas ce soir.

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Pavel Ilic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyMer 18 Mar - 4:12

Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais définitivement pas à une réponse si positive. Ça paraît bizarre dit comme ça, mais je ne pensais pas que ce serait si simple. Je ne pensais pas entendre ces mots là Bobbi, même murmurés. Je me suis habitué aux refus, aux insultes et même aux baffes sur la joue, mais pas à ça, pas si aisément. Sur le moment, je suis surpris et puis vient la joie, le plaisir d’entendre ces mots qui dessinent sur mon visage un sourire de gosse que je ne peux pas retenir. Je me sens comme un gamin à la maternelle,  euphorique que sa voisine lui tienne la main. Oui, je me sens incroyablement heureux et soulagé, libéré de l’idée que tu puisses me rejeter, que tu m’aies joué un mauvais  tour  et me demande de partir, mes affaires dans les bras. Je souris bêtement, je dois avoir l’air vraiment con. Je suis content que tu ôtes tes vêtements, c’est pas ridicule sérieux ?

Tu me fais confiance, peut-être que tu ne devrais pas après tout. Tu ne me connais pas, et pourtant tu t’ouvres à moi. De plus en plus. Au fond, est-ce que tu sais vraiment qui je suis ? J’suis même pas sûr de le savoir moi-même. Deux mots, et tu tombes la carapace, deux mots et tu me fais enfin face. Tu es sur moi, et j’ai vraiment l’impression d’enfin avoir la vraie Bobbi devant mes yeux. Pas besoin d’explication, pas besoin d’alcool ou de mensonges. Plus de carapace, plus de masque, juste toi et moi. Mon regard explore ton corps, la dentelle qui te couvre et s’arrête enfin sur le gris de tes yeux. Je ne sais pas si on peut transmettre beaucoup de choses par le regard, mais plutôt que des mots maladroits, je veux que tu comprennes que je me sens bien avec toi
.
Il n’y a rien de mieux que la sensation de tes lèvres contre les miennes. Rien de mieux que la chaleur de ton corps. Rien de mieux qu’être là, allongé sur ton lit avec toi. Je te veux toi, tout ce que tu représentes, tout ce que tu es. Je veux toucher chaque centimètre de ta peau et partager chacun de tes soupirs. J’arrive plus à penser sérieusement, tout se passe trop vite dans ma tête et je ne remarque que trop tard que tu sembles préoccupée. Tu ne sembles plus si sûre, hésitante, ou peut-être déçue. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Je ne suis pas doué pour ça, ne m’en veux pas. Je ne veux pas que tu te sentes mal avec moi.

Est-ce que je suis sûr de moi ? Oui, je crois. Pourquoi est-ce que je serais là si c’était pas le cas ? J’aurais pu m’en aller quand tu es parti dans la chambre. J’aurais pu ne jamais t’embrasser. Tu as quelque chose de spécial et je ne veux pas le perdre. J’ai été trop stupide par le passé, je ne veux plus fermer les yeux sur les autres. Surtout pas sur toi. Mais là, j’ai l’impression que c’est plutôt toi qui devrait te poser la question.

J’ai les yeux rivés sur les tiens, mon regard est presque grave, je n’arrive pas à sortir ces mots de ma bouche et à te rassurer. Je veux pas partir. Je veux rester avec toi. Merde, tu le comprends encore pas ? Tu détaches tes cheveux, puis retrouve vite le courage d’il y a quelques instants. Je pense que tu as trouvé la réponse que tu cherchais, ou peut-être que tu ne veux pas savoir. Tes baisers se font plus intenses, tu me fais à nouveau tourner la tête et j’ai pas envie d’être le seul. Ta bouche sur mon torse me fait frissonner et vraiment, j’en peux plus. Je n’arrive plus à m’exprimer là. C’est le chaos à l’intérieur de moi-même. Je caresse ton dos de mes mains tremblantes, mes doigts effleurent la dentelle de ton soutien-gorge et j’ai plus qu'envie de te l’arracher.  

J’embrasse à mon tour ta bouche, ton menton puis descend le long de ton cou. Ton pantalon frotte contre le mien, et c’est une chose de plus que j’aimerais voir disparaître. Tu es sur moi, c’est toi qui a le contrôle, alors je veux te laisser en profiter un peu. En tout cas pour le moment. Je garde une main fermement posée sur ta hanche pendant que l’autre monte doucement le long de ton corps. J’effleure du bout des doigts ta peau puis continue vers ta poitrine.

« J’ai envie de toi Bobbi. »

Terriblement envie de toi.

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Bobbi D. Knezevic
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MessageSujet: Re: I want to share your mouthful [Bobbi] I want to share your mouthful [Bobbi] EmptyJeu 19 Mar - 5:44


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